4 Français sur 10 s’intéressent au Tour de France
À l’approche du Grand Départ, 41 % des Français se déclarent intéressés par le Tour de France 2026.
L’événement continue de séduire un large public, même si les écarts restent marqués selon le genre : 60 % des hommes se disent intéressés, contre 24 % des femmes.
Par rapport à 2025, l’intérêt des Français pour la Grande Boucle apparaît globalement stable, confirmant la place à part qu’occupe encore le Tour dans le paysage sportif français.
La télévision reste le moyen privilégié pour suivre la course
Pour suivre le Tour cette année, les Français privilégient toujours largement les médias traditionnels.
La télévision en direct demeure le canal de référence (44 %), loin devant les réseaux sociaux (15 %), la radio (12 %) et la presse en ligne (9 %).
Si la télévision conserve sa domination, les réseaux sociaux poursuivent leur progression, notamment auprès des plus jeunes générations. En 2025, ils représentaient 10 % des modes de suivi envisagés, contre 15 % aujourd’hui.
Le Tour, toujours entre sport et carte postale de la France
Lorsque les Français évoquent spontanément le Tour de France, plusieurs univers reviennent systématiquement.
Le premier est celui du vélo et du cyclisme, cœur historique de l’épreuve. Les références aux coureurs, aux étapes, au peloton ou aux sprints demeurent omniprésentes.
Mais comme en 2025, le Tour est également associé aux paysages français. Montagnes, cols mythiques, villages, régions, patrimoine ou encore sommets emblématiques comme le Tourmalet, le Galibier ou le Ventoux figurent parmi les évocations les plus fréquentes.
Plus qu’une compétition sportive, le Tour continue ainsi d’être perçu comme une véritable vitrine du territoire français.
Les symboles historiques de l’épreuve restent également fortement ancrés dans les esprits, à commencer par le maillot jaune, de loin l’une des références les plus citées spontanément.
La caravane conserve sa place dans l’imaginaire collectif
Parmi les images associées au Tour, la caravane publicitaire demeure incontournable.
De nombreux Français évoquent spontanément les cadeaux, les goodies, l’ambiance festive ou encore le caractère populaire et familial de l’événement.
Un an après notre précédente étude, la caravane reste donc l’un des actifs marketing les plus puissants du Tour de France, tant en termes de visibilité que de mémorisation des marques.
Le dopage reste une association persistante
Autre enseignement notable : le dopage demeure fortement présent dans les associations spontanées des Français.
Bien que le cyclisme ait profondément évolué ces dernières années, les références au dopage, à l’EPO ou encore aux affaires historiques continuent d’apparaître régulièrement aux côtés des notions d’effort, de courage, d’endurance et de dépassement de soi.
Cette coexistence souligne toute l’ambivalence de l’image du Tour : une épreuve admirée pour son exigence sportive, mais dont certains épisodes marquants continuent de peser dans la mémoire collective.
Cochonou, LCL et Skoda dominent les associations de marques
Lorsqu’on demande aux Français quelles marques ils associent au Tour de France, E.Leclerc (32 %), LCL (31 %) et Decathlon (30 %) arrivent en tête des citations, devant Groupama (29 %), Skoda (28 %) et AG2R La Mondiale (27 %).
Les associations de marques varient toutefois selon les profils. LCL et Skoda bénéficient d'une notoriété particulièrement forte auprès des hommes, qui sont respectivement 42 % à les associer au Tour, contre 21 % et 15 % des femmes. À l'inverse, E.Leclerc affiche une notoriété plus transversale, avec des niveaux de citation relativement homogènes entre hommes (35 %) et femmes (29 %).
Des écarts générationnels apparaissent également. AG2R La Mondiale et Groupama sont davantage associées au Tour par les 55 ans et plus (respectivement 36 % et 35 % chez les 65 ans et plus), tandis qu'E.Leclerc se distingue particulièrement auprès des 18-24 ans (38 %).
Cette hiérarchie évolue légèrement par rapport à 2025, où Cochonou, E.Leclerc et LCL formaient le podium des marques les plus spontanément associées au Tour.
Ce que les Français attendent des marques pendant le Tour
Pour les Français, les partenaires du Tour ne doivent pas seulement être visibles.
Le rôle principal attendu d’une marque partenaire est de soutenir les coureurs (44 %). Viennent ensuite la promotion de produits (32 %), puis la mise en avant de valeurs telles que l’écologie ou l’inclusion (31 %).
Les attentes varient toutefois selon les publics. Les 18-24 ans sont particulièrement nombreux à attendre des marques qu’elles soutiennent les coureurs (54 %), mais aussi qu’elles proposent des expériences exclusives (31 %) ou mettent en avant des valeurs (36 %). Les 25-34 ans sont les plus sensibles aux engagements des marques, avec 41 % qui souhaitent les voir porter des valeurs comme l’écologie ou l’inclusion.
Des différences apparaissent également entre hommes et femmes. Les hommes attendent davantage des marques qu’elles divertissent les spectateurs (32 % contre 24 %), créent du lien avec les fans (25 % contre 16 %) ou proposent des expériences exclusives (22 % contre 14 %), tandis que les femmes accordent légèrement plus d’importance à la mise en avant de valeurs (33 % contre 29 %).
Enfin, les personnes intéressées par le Tour attendent logiquement davantage des partenaires qu’ils participent activement à l’événement : 51 % d’entre elles estiment que les marques doivent avant tout soutenir les coureurs, contre 35 % parmi les personnes qui ne s’y intéressent pas du tout.
Par rapport à 2025, l’attente de soutien aux coureurs demeure pratiquement inchangée (44 % contre 43 %), tandis qu’émerge plus nettement une attente autour des valeurs portées par les marques.
Être présent sur le terrain reste la stratégie gagnante
Enfin, lorsqu’on demande aux Français quelle action est la plus efficace pour accroître la visibilité d’une marque pendant le Tour, la réponse est sans appel.
La présence sur le parcours (stands, animations, dispositifs événementiels) arrive largement en tête avec 36 % des réponses, devant les offres spéciales ou réductions (17 %), les jeux-concours (10 %), les produits en édition limitée (8 %) et les contenus exclusifs (7 %).
Ce résultat s’inscrit dans la continuité de 2025, où la présence physique sur le parcours arrivait déjà en tête des leviers jugés les plus efficaces.
Un enseignement qui rappelle une nouvelle fois l’une des forces du Tour de France : malgré l'essor du numérique, le contact direct avec le public reste le moyen le plus puissant de marquer durablement les esprits.
