À peine la rentrée passée, les French Days d'automne ont fait leur retour, du 7 au 14 septembre. Lancée en 2018 par six grandes enseignes de l'e-commerce, l'opération se présente comme le « Black Friday à la française ». Cette année encore, près d'1 Français sur 5 (18 %) en a profité. Et ceux qui ont acheté disent avoir dépensé plus que l'an dernier. Reste une question : les French Days ont-ils trouvé leur place parmi les grands temps forts du commerce ?Contactez-nous

8 Français sur 10 connaissent les French Days

Huit ans après leur lancement, 79 % des Français déclarent avoir déjà entendu parler des French Days, un score proche de celui de l'automne 2025 (80 %).

Quand on leur demande ce que sont les French Days, les Français parlent d'abord de promotions, de réductions et de soldes.

Le nom prête aussi à confusion. Pour une partie des répondants, l'opération serait réservée aux produits français : « des promos sur des produits fabriqués en France », « une journée où le made in France est mis en avant ». Ce n'est pas le cas. Quelques-uns, plus rares, se montrent sceptiques et évoquent « une nouvelle opération marketing » ou « de fausses soldes ». D'autres, enfin, avouent ne pas savoir de quoi il s'agit.

Un rendez-vous qui peine à se démarquer

Connus, les French Days restent pourtant une opération promotionnelle parmi d'autres pour la majorité des Français. 40 % y voient une période de promotions banale, 28 % une période identifiable mais sans importance particulière.

Seuls 18 % en font un véritable temps fort : 12 % y prêtent attention, et 6 % le surveillent activement comme un événement commercial majeur. Chez les 18-24 ans, cette part monte à 40 %. Chez les 25-34 ans, à 30 %.

Surtout, près de 7 Français sur 10 (69 %) estiment que les French Days ne se distinguent pas des soldes, du Black Friday ou des ventes privées. Le Black Friday revient d'ailleurs souvent comme point de comparaison : « C'est tout simplement notre version française du Black Friday », résume un répondant. Les plus jeunes sont plus convaincus de la singularité de l'événement : 56 % des 18-24 ans et 48 % des 25-34 ans pensent l'inverse, contre 19 % des 65 ans et plus.

Et chez ceux qui ont acheté, l'événement en lui-même joue un rôle secondaire. Ce qui les a décidés, c'est d'abord le prix : des prix plus bas que d'habitude (24 %), le sentiment de faire une bonne affaire (22 %) et le niveau des réductions (20 %). La période officielle des French Days n'est citée que par 13 % d'entre eux.

Les leviers varient selon le genre. Les femmes sont plus sensibles au niveau des réductions (25 %, contre 16 % des hommes). Les hommes réagissent davantage au caractère limité des offres (18 % contre 6 %) et à la confiance dans une enseigne ou une marque (18 % contre 10 %).

Moins d'1 Français sur 5 a acheté, mais les dépenses progressent

18 % des Français ont fait des achats lors des French Days d'automne 2026, exactement comme à l'automne 2025.

Les hommes (22 %) ont été plus nombreux à en profiter que les femmes (14 %). La participation culmine chez les 25-34 ans (33 %) et reste élevée jusqu'à 44 ans, avant de reculer nettement avec l'âge : seuls 5 % des 65 ans et plus ont acheté. Les Franciliens se distinguent également (30 %).

Le changement se joue ailleurs : dans le montant dépensé. 43 % des acheteurs disent avoir dépensé plus qu'aux French Days d'automne 2025. Une hausse principalement portée par les hommes et les moins de 45 ans.

Mode, petit électroménager et smartphones en tête des achats

Comme en 2025, la mode reste la valeur sûre : les vêtements et chaussures arrivent largement en tête des achats (35 %, contre 37 % l'an dernier). Le petit électroménager conserve sa deuxième place (21 %, contre 25 %).

Le smartphone complète le podium avec 19 % des acheteurs, en hausse de 5 points par rapport à 2025. Suivent les produits de beauté et les jeux vidéo (16 % chacun), ces derniers en hausse de 4 points, puis les livres, la décoration et les jeux et jouets (14 % chacun).

Les écarts entre hommes et femmes restent marqués. Chez les femmes, la mode domine nettement (40 %), devant les cosmétiques (18 %). Chez les hommes, elle reste en tête (31 %), mais la high-tech pèse bien plus lourd : smartphones (25 %, contre 9 % des femmes), jeux vidéo (20 % contre 10 %) ou encore téléviseurs (18 % contre 4 %).

Amazon, première enseigne des French Days

Amazon arrive nettement en tête des enseignes où les Français ont fait leurs achats pendant les French Days d'automne (32 %). Suivent E.Leclerc (18 %), H&M et Carrefour (16 % chacun), puis Cdiscount, Auchan, Orange et Zalando (13 % chacun).

Amazon est davantage cité par les hommes (36 %, contre 27 % des femmes). Orange, de son côté, attire surtout les moins de 35 ans (20 % des 18-24 ans et 19 % des 25-34 ans).

Les jeunes plus attentifs aux communications, l'email en tête

Parmi ceux qui connaissent les French Days, un tiers (34 %) disent prêter plus d'attention que d'habitude aux communications des enseignes pendant l'événement. Chez les 18-24 ans, c'est 59 %. Chez les 25-34 ans, la moitié (50 %).

L'email et la newsletter arrivent en tête des points de contact (20 %), devant les réseaux sociaux, qu'il s'agisse de publicités sponsorisées (16 %) ou de publications des marques (15 %). Les influenceurs restent marginaux (4 %), mais sont cités par 11 % des 18-34 ans. Un quart de ceux qui connaissent l'événement (26 %) ne se souviennent d'aucune communication.

Entre web et magasin, un parcours hybride

Côté achat, le web et le magasin se complètent. Parmi ceux qui ont vu une communication puis acheté, près de la moitié (46 %) l'ont fait uniquement en ligne, et un quart (24 %) uniquement en magasin. Un autre quart (25 %) a repéré ses produits en ligne avant de les acheter en magasin.

Les communications incitent aussi à se déplacer : 91 % de ceux qui sont allés en magasin estiment qu'elles leur en ont donné envie. Et la visite se prépare souvent en amont, puisque 3 sur 4 (75 %) ont utilisé des outils digitaux avant de s'y rendre. En ligne, c'est le site internet qui pousse le plus à l'achat (44 %), devant l'application mobile (23 %).

Des French Days connus, mais pas encore décisifs

Un an après la précédente édition, le constat a peu changé. Les French Days sont connus de 8 Français sur 10, mais peinent encore à se faire une place à part parmi les temps forts du commerce. La participation est stable, et c'est d'abord le prix qui décide.

Du côté des acheteurs, en revanche, les dépenses déclarées progressent, et le parcours passe aussi bien par l'écran que par le magasin. Pour les enseignes, l'enjeu porte donc moins sur la notoriété de l'événement que sur sa capacité à se distinguer des autres temps forts promotionnels.

Méthodologie : Toutes les données présentées sont issues de YouGov France. L'enquête a été réalisée du 5 au 8 octobre 2026 auprès de 2 031 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 357 ayant fait des achats lors des French Days d'automne 2026. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France. Les comparaisons avec 2025 s'appuient sur l'étude YouGov French Days d'automne 2025, menée auprès de 1 011 personnes.

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