Chaque été, les soldes marquent un temps fort attendu par les consommateurs. En 2026, elles confirment qu'elles restent bien ancrées dans les habitudes — mais elles racontent aussi quelque chose de plus subtil : une envie plus réfléchie, plus encadrée.Contactez-nous

Les Français au rendez-vous… plus qu'en 2025

Cette année, 60 % des Français déclarent avoir l'intention de profiter des soldes, en nette hausse par rapport à 2025 (52 %).

Dans un contexte économique toujours sous pression, marqué par des arbitrages budgétaires forts, 47 % des Français prévoyant de dépenser 200 € ou moins, les soldes continuent de susciter de l’intérêt.

Ce retour n'est cependant pas homogène. Les jeunes portent clairement la dynamique : 73 % des 18-24 ans prévoient de faire les soldes, contre 49 % chez les 65 ans et plus. Les soldes restent un moment de plaisir pour les plus jeunes, quand les générations plus âgées se montrent plus mesurées, une tendance déjà visible en 2025.

La situation familiale joue également un rôle structurant : 71 % des personnes avec enfants comptent profiter des soldes, contre 56 % pour celles sans enfant. Pour les foyers, les soldes demeurent un levier concret d'optimisation du budget.

Le magasin reste central… mais moins incontournable

Le magasin physique conserve une place importante dans les intentions : 72 % des consommateurs prévoient de s'y rendre. C'est néanmoins en recul sensible par rapport à 2025 (83 %), signe que les habitudes continuent d'évoluer.

Les canaux d'achat se diversifient en parallèle : 33 % envisagent de passer par des sites e-commerce, 30 % directement auprès des marques, 22 % via des plateformes de ventes privées, 19 % via des marketplaces internationales, et 13 % via les réseaux sociaux.

Chez les 18-24 ans, cette diversification est encore plus marquée : un tiers passe par les réseaux sociaux, et près d'autant se tournent vers la seconde main. Le comportement d'achat ne suit plus un chemin linéaire, il se diffuse sur une multitude de points de contact, souvent simultanément.

La mode reste incontournable… mais un peu moins centrale

L'habillement demeure le principal moteur des soldes avec 71 % des intentions d'achat, mais ce chiffre est légèrement inférieur à celui de 2025 (76 %).

D'autres catégories s'installent progressivement : la beauté (24 %), très portée par les jeunes, le sport (23 %), particulièrement chez les moins de 45 ans, et le high-tech (19 %). Les soldes s'élargissent à un ensemble plus vaste de dépenses liées au quotidien et au style de vie.

Des budgets qui restent sous pression

L'envie de consommer est réelle, mais les arbitrages budgétaires restent bien présents. 47 % des Français prévoient de dépenser 200 € ou moins, dont 17 % moins de 100 €

Dans ce contexte, une structuration du marché se dessine : à côté d’une majorité de petits budgets, une part plus limitée de consommateurs maintien des niveaux de dépense élevés (6 % prévoient plus de 500 €).

La situation familiale joue également un rôle clé : 12 % des personnes avec enfants prévoient de dépasser les 500 €, contre seulement 3 % des personnes sans enfant. Les soldes apparaissent ainsi comme un moment d’investissement plus stratégique pour les foyers.

Utiles, oui… mais de plus en plus questionnées

C’est l’un des enseignements clés de cette édition. Les soldes restent largement perçues comme utiles : près de trois Français sur quatre (74 %) estiment que leurs achats en soldes le sont. Pourtant, une forme de doute s'installe en parallèle : 30 % des consommateurs disent se méfier des promotions, et 25 % estiment que les promotions disponibles toute l'année rendent les soldes moins attractives.

Les consommateurs continuent d'y participer, mais avec davantage de recul sur la réalité des offres.

Des soldes toujours attractives, mais plus exigeantes

Entre 2025 et 2026, les soldes évoluent sans disparaître. Elles attirent même davantage, mais dans un rapport à la consommation profondément reconfiguré : les intentions sont en hausse, les canaux d'achat se multiplient, les budgets restent maîtrisés, et la confiance envers les promotions s'érode légèrement.

Les soldes s'inscrivent toujours comme un temps fort du calendrier commercial. Pour les marques, l'enjeu consiste à continuer de créer de la valeur perçue, tout en répondant à des consommateurs qui scrutent désormais la réalité des bonnes affaires proposées.

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